19 Les prairies enneigées

Tout le monde dans notre région a des souvenirs de prairies enneigées, un mini séjour en hiver dans le Jura, le Doubs, une soirée raclette après une bonne journée au ski. Mais ces superbes paysages sont appelés à disparaître.

  • Pour aller plus loin

    Si l’on se réfère à ce document, les prairies enneigées seront de plus en plus rares. En effet, compte-tenu du changement climatique observable depuis quelques décennies, l’augmentation de la température moyenne dans la région, aussi bien en hiver qu’en été, les précipitations qui seront aussi abondantes, se feront sous forme de pluie et non pas de neige.

    Toutefois, les changements de couleur pour certains animaux seront encore valables car c’est inscrit dans leur patrimoine génétique. Quand la durée du jour diminue, les animaux muent et leur pelage d’hiver devient blanc. Mais s’il n’y a pas de neige, les individus qui ne muent pas auront un taux de survie plus important et progressivement, leur génotype va s’imposer dans la population. L’évolution est en marche mais elle est parfois trop lente. Si le changement climatique est trop rapide, certaines espèces pourraient disparaitre.

    En France, ces changements de couleur ne concernent que l’Hermine, le lièvre variable et le Lagopède alpin mais pour ces deux dernières espèces sont absentes de la région Bourgogne Franche-Comté.

  • Anecdotes de terrain : les périodes de grand froid

    Alors que les renards sont équipés d’un museau solide qui leur permet de briser la croute de la neige quand il fait froid, les chats forestiers ne sont pas équipés d’outils pour creuser. Ils fréquent de les trouver à attendre près de trous créés par les renards, à l’affut d’un campagnol survivant.

    Lorsqu’il fait trop froid et que la neige est glacée et ne dégèle pas la journée, les deux petits prédateurs doivent se serrer la ceinture car ils ne parviennent pas à chasser. De même lors d’épisodes de neige importants, l’épaisseur poudreuse peut les empêcher de se déplacer.

  • Les coulisses : photographier les hermines

    Les hermines sont de tous petits mustélidés. Le photographe doit se mettre à sa hauteur pour qu’elles se détachent du sol. S’il reste assis ou debout, l’arrière plan est bien moins joli. Ce sont donc de longues heures passées couché dans la neige. Il faut un équipement sérieux pour éviter que les doigts gèlent, et malgré tout, après une séance de photo on est souvent frigorifiés, engourdis et fatigués.